L'artiste SALMON Julie

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SALMON Julie

« Harfang mâle »

« Sur son poste d’observation. D’après une photographie de Jim Cummings, qu’il m’a fait l’amitié de me donner. »  (Julie Salmon)
SALMON Julie

« Harfang femelle en vol »

« Cette belle torsion en vol est un cadeau de Jim Cummings, qui passe des heures dans le froid de l’hiver canadien pour nous rapporter ces images...
SALMON Julie

Géants de papier

Une éléphante sud africaine qui allaite son petit, tout en froissant négligemment le quotidien de Capetown qui annonce le rétablissement d’un plan...
SALMON Julie

Juments Ardennaises

A deux pas de chez moi, des juments ardennaises de toute beauté élèvent leurs poulains au pré. Je vais souvent les voir avec mon grand carnet et...
SALMON Julie

"Down by the Riverside" (lionne)

Encaustique craie et os sur papier Kraft marouflé sur bois Les lions détestent l’eau, mais sont parfois obligés de traverser la rivière ( Mara)....
SALMON Julie

Petit Koudou

Les petits Koudous sont des antilopes timides et nerveuses, à tel point que c’est souvent la touffe de poils blancs de son postérieur qui figure...
SALMON Julie

"So what ?" (jeune lion)

Encaustique sur toile Une pirouette dont les lions sont coutumiers: ici c’était juste un jeu entre frères subadultes et s’est terminé en...

L'artiste SALMON Julie

Julie SALMON a grandi à Budapest, où à priori rien ne la prédestinait à la rencontre avec les animaux. À trois ans, un « exil » d'une année (pour cause d'épidémie) la plonge au cœur du monde rural, au contact étroit des habitants de l'étable : veau, vache, cochons, cheval, poules, chiens et chats. Elle passe les jours d'hiver dans la chaleur de l'étable, dans la mangeoire commune, avec interdiction formelle de quitter ce perchoir à cause du risque d'être piétinée.

Elle connait par cœur l'épi du front de la vache, ses grands cils, ses oreilles mobiles, sa langue râpeuse, son haleine de foin, le doux museau velouté du cheval, l'odeur et le contact délicat des porcelets nouveau nés qu'on lui pose dans les bras comme des poupées. De retour à la capitale les visites du jardin Zoologique prennent le relais

Depuis l'âge de cinq ans elle dessine. Le second exil, le plus déterminant, la conduit en France à dix ans. Les Beaux Arts lui sont interdits, vocation contrariée car « non sérieuse » et elle devient médecin. « Tu verras après.... » Elle exerce l'anesthésie pendant ... toute une vie.

Durant sa pratique hospitalière l'illustration médicale fournit la solution de remplacement : films d'animation et manuels d'anesthésie loco-régionale portent sa griffe. Pour échapper au carcan de l'illustration elle se tourne vers le dessin du nu, (« anatomie du corps humain ») d'après modèle vivant, à l'École des Arts Décoratifs de Strasbourg, en auditrice libre. Lors d'un séjour de deux années au Québec, Lorraine Bénic l'initie à la gravure en creux dans son atelier de l'UQUAM.

De ses fréquents voyages en Afrique de l'ouest et au Kenya elle rapporte une moisson d'images qui la hantent : l'Afrique, ses gens, ses animaux. Ils seront ses sources : croquis et photos dormiront jusqu'à la retraite.

Fin 2009 elle prend sa retraite et se consacre entièrement au dessin à la peinture et à la gravure (taille douce et gravure en relief).
Nus et portraits d'après modèle vivant sont ses « gammes », les animaux ses travaux aboutis.

Sa première exposition a eu lieu en octobre 2011 à l'IRCAD à Strasbourg (Institut de Recherche contre les Cancers de l'Appareil Digestif), devant l'équipe qui l'a connue comme médecin anesthésiste.